J. [ou A. ?] REAUJARD. La Pucelle. Poëme en 12 chants. En ve - Lot 248

Lot n° 248
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J. [ou A. ?] REAUJARD. La Pucelle. Poëme en 12 chants. En ve - Lot 248
J. [ou A. ?] REAUJARD. La Pucelle. Poëme en 12 chants. En vers français. [Nouvelle-Calédonie, mise au net vers 1896 ?]. Manuscrit autographe in-4° de 195 pp. Cahier relié en chagrin noir muet, dos lisse, étiquette de titre à l’encre en forme d’écu bordé de rouge contrecollée au plat supérieur. L’œuvre, composée probablement après la défaite de 1870 et surement avant la mort de Henri Patin en 1876, à notre connaissance inédite, est « dédiée aux dames et à l’armée française ». Les vers sont en alexandrins, d’une écriture appliquée voire scolaire. Les notes historiques (pp 172-195) montrent une certaine érudition. L’exemplaire est accompagnée d’une lettre autographe signée par l’auteur adressée à Madame Sadi CARNOT, datée de Saint-Léonard, près Wagap [en Nouvelle Calédonie], le 10 octobre [18]96. Avec enveloppe. L’auteur nous apprend être en exil et en captivité (peut-être ancien communard), consacrant ses loisirs à la versification. Originaire de Côte-d’Or « [son] pays », il a composé 3 poèmes : la Clovisiade, la Moïsiade, et enfin la Pucelle qu’il dépose à ses pieds. « J’adresse enfin la Pucelle […] à Madame Carnot comme tenant le premier rang parmi ces dames qui veulent vulgariser le culte de la Pucelle, et ont adressé leurs vœux aux Pouvoirs constitués de la France pour que la fête de Jeanne d’Arc devienne une fête nationale. Oui, Madame, le malheur qui vous accable n’a fait que vous grandir dans l’opinion, et la Veuve du Président Carnot garde la même autorité que son époux. J’allais dire une plus grande encore, s’il s’agit de patronner une œuvre dédiée à la libération de la France. » Il a soumis ses vers à Monseigneur Dupanloup et à Henri Patin [mort en 1876] qui lui ont assuré « que les vers sur la Pucelle pourraient affronter le public. Mais peut-être y a-t-il complaisance dans ce double jugement » aussi la laisse-t-elle juge s’il faut proposer l’œuvre à un éditeur. Dans ce cas, il espère sa recommandation « car souscrirait à Votre suite la fleur de la société française ». Enfin, d’une vingtaine de tragédies religieuses ou nationales qu’il a composées, « j’en tire une : Carnot, ou les derniers jours de la Terreur, pour l’adresser à monsieur votre fils, Erneste Carnot, député de la Côte-d’Or, mon pays. Je joins à cette tragédie l’ode sur le retour des cendres de Carnot et je termine ma lettre d’envoi en le priant de s’intéresser à ma réhabilitation. Veuillez, je vous en prie Madame, préparer monsieur le secrétaire du Parlement à bien accueillir ma demande. »
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